Schizophrénie
A la boutique, je ne parle pas politique. Encore heureux me direz vous : on vient acheter du fil et des aiguilles tranquille, pas se fader les opinions politiques éventuellement improbables de sa mercière, même préférée !
Mais les clients parlent. Eux, ils ont le droit. Jusqu’à un certain point, s’entend.
-« Vous savez, le candidat pour qui j’ai voté n ‘est pas au second tour. Je précise que c’était UN candidat »
Là, vous saisissez clairement qu’elle n’a pas voté pour Eva Joly.
- « Je crois qu’au second tour, je vais voter Sarkosy, mais j’espère que c’est Hollande qui va passer ! »
«- ???? !!! » . Là, j’ai dû louper un truc, une étape du développement… J’enchaîne avec un « Mouimmmm….. » éloquent pour l’engager à poursuivre…
« Oui, vous comprenez, si je vote pour lui et qu’il n’est pas élu, au moins je n’aurai pas l’impression d’être trahie par des promesses non tenues… En même temps, comment savoir, parce que si c’est lui qui est élu, je préférerais voter Hollande à ce moment là… Vous comprenez ? »
« Heu… Oui… enfin non… enfin… Pour les boutons… plutôt les blancs, non ? »
La grande ville
Un week end prolongé... et l'occasion de retrouver mes "petits" à la capitale. Je retrouve les codes de cette petite tribu, les blagues qui ne font rire que nous, les souvenirs d'enfance et leur cortège de révélations de bétises, les cépages des petits vins partagés et donc plus tard... les discutions sur l'avenir du monde !
Et puis des balades dans Paris, au gré des ondées...
De la paix
L’amour ne suffit pas… Je voudrais tellement pouvoir te soulager un peu tes tourments, ouvrir une lucarne dans ton monde pour y glisser un souffle de paix, un rayon de lumière.
Il y a ces barrières hermétiques de souffrance et d’angoisse, comme dentelées de barbelés, cet engourdissement physique inéluctable qui te rend la vie tellement difficile à porter. Il y a cette colère immense et rentrée, parce que c’est injuste, parce qu’on y peut rien, parce que la maladie est intraitable et qu’elle rend la raison absurde. Il y a tes silences, il y a les nôtres, nourris de terreur et d’impuissance.
Nous assistons désarmés à une guerre impitoyable ; le malade et son bourreau s’observent, campés dans leurs tranchées insensées. Le combat se livre à huis clos, dans la nuit d’un corps à corps assassin.
Au dessus de ce carnage, nous voudrions juste faire flotter quelques instants un drapeau blanc, laisser faiblir le chaos de flammes pour découvrir un coin de ciel bleu, un souvenir heureux, une respiration pour sourire et repousser avec la plus grande ironie la toute puissance de la maladie.
Souffler un peu en ce Dimanche de Pâques et rêver d’espérance…
Jour de printemps bleu
Un réveil bien matinal pour une balade entre camargue, vieilles pierres et plage...
Le soleil étendait ses rayons pour caresser la peau, calme et serein dans son décor bleu d'azur...
Douceur apaisante, le sable qui glisse entre les doigts de pieds, la sérénité de la cathédrale de Maguelone entourée de ses vignes... Décidément, je ne me lasse pas de constater à quel point j'aime le soleil et la mer...
Des absences...
Ce blog se traîne un peu... entre mes problèmes informatiques, la routine quotidienne, un peu du blues de l'hiver aussi... Et puis, à Nîmes comme ailleurs... il fait froid ! Un temps à tricoter des bonnets vous me direz !
Un temps à rester sous la couette en bouquinant...
de flâner une fois de plus dans la collection d'art contemporain de Carré d'Art...
De compatir avec les auteurs venus pour une séance de dédicaces au salon de la biographie... Les voir s'ennuyer ferme et rejoindre le flot des visiteurs qui ne savent que dire. Entendu au fil des allées : "je vous connais, je vous ai vu à la télé... non, j'ai jamais lu vos livres, vous écrivez ?" ou... "j'aime beaucoup ce que vous faites ! ce dernier roman, une merveille ! ah, celui là c'est pas vous qui l'avez écrit ?"
Sourire... et préférer se taire, mais je ne sais pas si c'est mieux !
J'ai un ticket avec le Père Noël
J'vous assure ! J'ai vu le barbu !
Imposant le bonhomme... Même qu'il clignote la nuit !
Il m'a forcément reconnue, tout le monde ne lui écrit pas des lettres de 18 pages tout de même ! Je l'ai fixé attentivement, et là, surprise, le Père Noël m'a fait un clin d'oeuil !
(Le ticket gagnant du loto, c'est dans la poche cette année ! yeah !!!)
°°° **** JOYEUX NOEL ! *** °°°
Petite lumière de Noël
Il apparaît toujours dans mon répertoire téléphonique, ce numéro qui ne répondra plus. Je n’ai jamais eu le courage de l’effacer. Un lien imaginaire que je ne réussis pas à dénouer. Elle avait affronté le combat, elle savait la fragilité de ses jours. Elle disait : « je veux vivre trois choses chaque jour : quelque chose de bon, quelque chose de beau, quelque chose de nouveau ». Elle allumait des lueurs de bonheur dans chacune de ses journées pour oublier les murs de l’hôpital, le corps qui défaille, les enfants trop jeunes qu’elle redoutait de quitter. Leçon de vie, leçon d’amour, lumière étincelante qui brille encore si fort en moi.
J’ai pensé à elle aussi ce matin, alors qu’elle se dirigeait vers un centre de radiologie. Depuis quelques années, depuis l’alerte, une attentive surveillance l'accompagne, ombre qui plane régulièrement dans son horizon. Bien sûr, désormais elle y pense peu, elle préfère vivre et faire des projets. La maladie lui a offert un répit, tapie profondément dans son corps jusqu’à se faire complètement oublier, éradiquée peut être…
Et puis les doutes surgissent, les précédents résultats étaient un peu flous, il faut vérifier. L’ombre s’étale à nouveau, comme une menace souterraine, un grondement imperceptible.
Apprivoiser l’attente, bâillonner la peur. La panique est un luxe dérisoire.
Quelque part, le venin de l'inquiétude s’insinue entre le désir d’un souffle de soulagement et un verre de jolies bulles parfumées pour fêter ça ! « A ta santé ! », ou bien l’annonce d’un combat, l’organisation d’une résistance, d’un affrontement qui laissera derrière lui un chaos de larmes et de victoires.
Je pense à lui aussi, à tous nos chemins si solitaires, à ces moments où ils s’étranglent, escarpés, sinueux, arides, à ces barreaux acérés de douleur qui enferment loin de la vie, à la force puisée en rêvant aux plages immenses, aux horizons sans fin.
Je pense à ces combats que l’on a pas choisis contre cet ennemi enfoui, à nos petites lumières intérieures qui s’essoufflent et vacillent.
Je pense à toutes ces attentes de Noël, lueurs surgies de la nuit froide, à ces prières hésitantes, quand l’espoir tremble dans nos mains, si fragile mais si puissant…
Olé !
Il y a des sourires qui s'imposent, même quend on fait la queue, oh combien passionnante, à la caisse du Franprix !
Arrivée d'un jeune homme, encombré d'une tenue qui sort visiblement de chez le teinturier... Il demande donc à la caissière s'il peut la déposer avant d'entrer, histoire de faire ses courses les mains libres...
Sauf que nous sommes à Nîmes, et que la tenue en question, c'est un costume de torero !
Octobre rose
A Nîmes, depuis quelques jours, l'eau des fontaines est rose, et pas pour rire...
J'ai tout d'abord pensé à l'oeuvre d'un plaisantin, voire d'une bande de potaches au gout douteux... mais jour après jour, l'eau restait couleur barbe à papa, sans qu'aucun service technique ne semble s'en émouvoir. Diantre !
J'ai imaginé aussi une forme artistique à laquelle j'aurai pu être rétive, victime de mon esprit étriqué et conventionnel. Possible. Mais tout de même... cette grenadine stagnante... (mon nez se fronce et mes lèvres forment un beurk fort désapprobateur !)
Et puis, la lumière s'est enfin allumée dans mon esprit obscur en lisant le magazine municipal ! il s'agissait pour la ville de Nîmes de s'impliquer dans la campagne nationale de dépistage du cancer du sein...
OK ! autant pour moi ! c'est une très belle initiative, une de celles qui questionnent, et finalement le but est atteint ! Bravo !
Prendre le temps
Un été qui s'allonge, comme une défiance malicieuse au calendrier, la douceur de l'air, la lumière du ciel rayonnant de toutes les nuances de l'indigo... Un pique nique sur sur la plage, une baignade dans l'eau de mer qui revigore des esprits les plus chagrins... je reve d'allonger ma brasse très loin devant moi vers un ailleurs sans limite !
Le moral était un peu en berne, la fatigue pesante et la solitude un peu lourde malgré le passage d' enfants... Les mois d'automne auront des reflets nouveaux loin de ma foret et les jours qui raccourcissent une saveur différente. Beaucoup de choses nouvelles à vivre et une énergie un peu flottante...
La mer a toujours un effet revigorant pour mon esprit, la caresse de l'eau pimentée de sel, le souffle doux du vent chaud... Il fallait juste en profiter, faire des palanquées de réserves, s'imprégner d'ondes positives et respirer un peu...
Demain sera un autre jour !






































