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L’amour ne suffit pas… Je voudrais tellement pouvoir te soulager un peu tes tourments, ouvrir une lucarne dans ton monde pour y glisser un souffle de paix, un rayon de lumière.

Il y a ces barrières hermétiques de souffrance et d’angoisse, comme dentelées de barbelés, cet engourdissement physique inéluctable qui  te rend la vie tellement difficile à porter. Il y a cette colère immense et rentrée, parce que c’est  injuste, parce qu’on y peut rien, parce que la maladie est intraitable et qu’elle rend la raison absurde. Il y a tes silences, il y a les nôtres, nourris de terreur et d’impuissance.

Nous assistons désarmés à une guerre impitoyable ; le malade et son bourreau s’observent, campés dans leurs tranchées insensées. Le combat se livre à huis clos, dans la nuit d’un corps à corps assassin.

Au dessus de ce carnage, nous voudrions juste faire flotter quelques instants un drapeau blanc, laisser faiblir le chaos de flammes pour découvrir un coin de ciel bleu, un souvenir heureux, une respiration pour sourire et repousser avec la plus grande ironie la toute puissance de la maladie.

Souffler un peu en ce Dimanche de Pâques et rêver d’espérance…