J'aurais dû me méfier lorsque Timothée m'a demandé de son air le plus angélique si quelques potes pouvaient venir à la maison... Monsieur Zaza est parti dans sa famille pour quelques jours, j'autorise donc un peu les d'jeuns à squatter notre espace... L'erreur, c'était de ne pas demander "combien ?" en même temps, avec Timothée, les copains généralement, c'est plutôt du petit comité...

J'avais  peine dit oui, que la porte d'entrée s'ouvrait sur une bande de solides gaillards, équipés de lunettes rondes, de sacs pique nique pleins de frites de chez Mac Machin et de gros ordinateurs portables, débordant de fils, pour transformer le salon en local d'écoute téléphonique de l'ex RDA... (rien à voir vous me direz ? c'est que vous n'avez pas vu à quoi ressemble mon salon ! j'ose même pas faire une photo, ils sont beaucoup plus costauds que moi !)

Bref, j'ai honteusement reculé devant l'ennemi. Je me suis tout de même faufilée en douce dans la cuisine pour prélever une part de crumble aux spéculoos (j'avais vu ça chez elle) avec un yaourt en guise de diner et je me suis réfugiée dans mon lit...

A l'heure où je vous parle, ils échangent en langage codé à voix haute (je ne comprends fichtre rien à ce qu'ils disent) et s'interpellent en riant fort... m'en fous, j'ai mis mes chaussettes sexy, je tiens précieusement deux armes fatales dans mes mains... et une pelote de laine.

L'affaire est néanmoins grave, souhaitez-moi bonne nuit !

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