De passage pour 48 heures dans notre bonne région parisienne, sous un ciel gris, laiteux, délavé par les ondées qui relient le ciel à la terre dans un mélange cotonneux et glauque... Burk ! et en plus, la cuve de fuel est vide, et les douches à l'eau froide manquent de charme !
Opération machines et repassage, changement de passagers (j'abandonne Monsieur Zaza à ses outils et j'embarque les deux plus jeunes, Timothée refusant catégoriquement tout changement de lieu...)
Direction le soleil à la Ciotat chez mon frère ! tout cela n'est pas bien raisonnable... mais voilà... (si vous croisez mon banquier, assurez le m'avoir vue dans une attitude de restriction drastique, attachée au fond de mon lit afin d'être sure de ne pas utiliser la "magic card"... s'il vous croit durant mettons, deux jours, ce sera toujours ça de vacances !)

Et pour fuir cet avant goût de temps qui pourrait durer 8 mois d'affilée... nous nous sommes enfermés dans une salle obscure pour voir "L'arbre" de Julie Bertuccelli avec Charlotte Gaisnbourg, un film bouleversant, une histoire de famille, de deuil, d'amour et de courage aussi et d'un arbre, qui abrite la présence imaginaire du père et finit par envahir la maison...et puis quand  les éléments s"emballent, le chemin du deuil pour rejoindre la vie. Un film presque fantastique, simple et sincère, souvent drôle aux images superbes... bref, un petit chef d'oeuvre !